Sur les Traces de James Bond


IAN FLEMING... SO BRITISH


Né d'un père conservateur, Ian Fleming suit des études à Eton puis à Munich et Genève. Sa facilité pour les langues lui permet d'intégrer les services secrets britanniques pendant la seconde guerre mondiale et de rencontrer l'amiral John H. Godfrey dont il s’inspirera pour créer le personnage de M, supérieur hiérarchique de l’agent 007.

Promu Capitaine de frégate durant le conflit (soit le grade de Commander, dont sera affublé James Bond), l’officier Fleming est muté dans un service de contre-espionnage. Il y échafaudera toutes sortes de plans, parfois rocambolesques, destinés à déstabiliser les forces de l’Axe. L’un de ces fameux plans passera à la postérité lorsque Fleming l’utilisera comme trame de son tout premier roman, Casino Royale : faire dilapider des fonds nazis en forçant leur trésorier à les parier au baccarat dans un casino de Gibraltar !

De retour dans le journalisme à la fin des années 40, Ian Fleming devient correspondant de plusieurs quotidiens britanniques. Grand voyageur, il parvient à convaincre ses éditeurs de l’envoyer faire plusieurs tours du Monde, d’où il rapportera des articles et chroniques pimentés, un rien snobs, qui formeront la base des ouvrages Thrilling Cities (en français : Des Villes pour James Bond, éditions Plon).

Bien que basés sur ses expériences personnelles, les treize romans de James Bond (dont Goldfinger, Au service de sa majesté ou encore On ne vit que deux fois) comportent une large part d'imagination et de science-fiction où les jolies filles se succèdent, les méchants sont toujours vaincus et où le monde est toujours sauvé (de justesse) par l'agent au Permis de Tuer. Bref, James Bond est un vrai héros de littérature populaire.

En 1957, James Bond bénéficie d’un coup de publicité inespéré lorsque le président John Kennedy révèle à la presse mondiale que le roman Bons Baisers de Russie est l’un de ses livres de chevet préférés. Il n’en faut pas plus pour que les ventes explosent du jour au lendemain...

Flairant la bonne affaire, le quotidien Daily Express décide d’offrir à ses lecteurs des versions dessinées des aventures de l’agent secret. Ian Fleming trouve le concept puéril, mais accepte de scénariser ses romans. Détail amusant : c’est en lisant ces bandes dessinées que les producteurs de Dr No affineront leur recherche d’un acteur pour incarner James Bond au Cinéma...

LE CINEMA S'EMPARE DU PERSONNAGE


Dès 1959, Ian Fleming cherche à vendre les droits de son personnage à divers producteurs de cinéma. Certains prennent une option, sans donner suite. Alfred Hitchcock lit quelques romans et aurait même accepté de bien vouloir réaliser un film. James Mason et Cary Grant sont sur les rangs, mais refusent de signer pour une série.

Il est aussi question, un temps, d’une série télévisée baptisée Commander Jamaïca où le héros (un certain James… Gunn) opère à bord de son yacht privé dans l’archipel des Caraïbes. Fleming ré-utilisera en 1960 les synopsis envisagés de cinq épisodes qui constitueront la base du recueil de nouvelles For Your Eyes Only.

Même chose avec Opération Tonnerre, ce qui donnera lieu à un procès retentissant en 1961. Le créateur de James Bond ré-utilise sans vergogne la trame d’un script rédigé conjointement avec deux autres scénaristes en 1959 pour ce qui aurait pu être la toute première aventure cinématographique de l’agent 007.

A l’issue du procès, Ian Fleming est épuisé par toute l’affaire et cède ses droits cinématographiques au producteur Kevin Mc Clory mais conserve ceux du roman. McClory essaiera en vain de produire tout seul "son" James Bond dès que Sean Connery deviendra une icône planétaire.

Dépité, il devra faire alliance avec les producteurs officiels, Albert Broccoli & Harry Saltzman, pour pouvoir co-produire Opération Tonnerre en 1965. Ayant la rancune tenace, il patientera ensuite jusqu’en 1983 pour pouvoir enfin produire tout seul "son" James Bond indépendant : Jamais Plus Jamais.

En 1962, le film Docteur No est projeté sur les écrans avec un succès suffisant pour mettre en chantier l’année suivante un second volet, Bons Baisers de Russie. Mais c’est avec le troisième film, Goldfinger, que la Bondmania va déferler sur le monde.

D’abord très réticent sur le choix de Sean Connery pour incarner son héros, Fleming va peu à peu se mettre à apprécier l’acteur écossais, au point de donner à James Bond dans son roman Au service Secret de Sa Majesté des origines... écossaises ! Il assistera même au début du tournage de Goldfinger.

UNE FIN PREMATUREE


Hélas pour Ian Fleming, il ne profitera pas de ce triomphe planétaire. Contre l'avis de son médecin, l’écrivain enchaîne des activités physiques éreintantes comme la chasse au trésors sous-marins (aux Seychelles et aux Caraïbes, en compagnie du futur Commandant Jacques-Yves Cousteau) et les voyages aux quatre coins du monde. En outre , il refuse de diminuer sa consommation gigantesque de cigarettes et d’alcool.

Conséquence directe : le 12 août 1964, alors qu’il joue au golf sous une pluie battante, il est terrassé par un infarctus et décède le lendemain à l’hôpital. A sa mort, l’écrivain a déjà vendu plus de 30 millions de romans dans le monde entier. Ce chiffre sera doublé dès l’année suivante...

QUAND L'ARGENT EST ROI...


Le dernier roman de Ian Fleming, L’Homme au Pistolet d’Or, est parachevé par l’écrivain Kingsley Amis. Cela donne aux membres de la famille Fleming une idée ingénieuse : pourquoi ne pas faire appel à d’autres noms de plume pour poursuivre les (juteuses) aventures de 007 ? C’est ainsi qu’en 1967 est publié le roman Colonel Sun signé par Kingsley Amis, qui deviendra le premier "continuation writer" de Ian Fleming. Les ventes ne décollant pas vraiment, suivent alors Les Aventures de James Bond Jr destinées aux enfants... Peine perdue.

En 1981, la famille Fleming décide de relancer la machine : l’écrivain de polar John Gardner est chargé de ressusciter le James Bond littéraire. Et là, miracle, c’est à nouveau le succès ! John Gardner signera un nouveau roman par an jusqu’en 1995, année où il décide de passer la main. On fait alors appel à un fan américain, Raymond Benson, qui poursuivra la saga 007 jusqu’en 2003.

En Mars 2005, nouveau coup de théâtre : une approche inédite du personnage est tentée avec la parution des premières aventures du Jeune James Bond, un "rétro roman" consacré à l’adolescence de James Bond. Le titre caracole en tête des best-sellers dans les pays anglo-saxons.

Au même moment, le début du tournage du 21ème film de la série, Casino Royale, est officiellement lancé. Comme Tarzan ou Sherlock Holmes, James Bond a magistralement survécu à son créateur...

DIAPORAMA


Images réduites, cliquez dessus pour agrandir.

De gauche à droite : Bureau de Ian Fleming à Fleet Street ; Hommage de Brosnan en 007 signé ; Pierre à la mémoire de Q (Desmond Llewelyn) ; Terrain vague de Pinewood (1963 : décor du camp de Gitans dans Bons Baisers de Russie, 1967 : volcan géant/base secrète du Spectre, 2002 : prégénérique de Meurs un autre jour) ; Tournage de The Living Daylights.


Remerciements : E. Saussine, Ian Fleming Publications, Ajay Chowdhury - Kiss Kiss Bang Bang Editor.
Toute reproduction totale ou partielle formellement interdite sans autorisation des auteurs.


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