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Interview de Pierce Brosnan
Interview de Pierce Brosnan Extraits de Inside the Actors Studio, une émission diffusée sur Paris Première avec Pierce Brosnan comme invité.

L’émission Inside the Actors Studio avec Pierce Brosnan comme invité vedette a été plusieurs fois rediffusée sur Paris Première. Le présentateur James Lipton l’interroge sur son enfance, ses débuts et sur James Bond bien entendu. Brosnan y apparaît détendu et répond volontiers à toutes les questions, y compris au célèbre questionnaire inventé par Bernard Pivot que James Lipton utilise à chaque émission.


New School University (2002)

James Lipton : Pour des centaines de millions de spectateurs, il incarne tout simplement James Bond. Avec GoldenEye, Demain ne meurt jamais nommé pour « L’European Film Award », Le Monde ne suffit pas qui lui vaut un « Blockbuster Award » et un « Empire Award », et maintenant Meurs un autre jour. On peut trouver son « étoile » au 7021 Hollywood Boulevard. L’Actors Studio est fière de pouvoir dire que ce soir, on peut le trouver sur la scène de notre école : Pierce Brosnan !

(…)

Pierce Brosnan : On avait un petit appartement dans le sud de Londres à Putney.

James Lipton : Vous alliez au cinéma à Putney High ?

Pierce Brosnan : A Putney High Street, mon premier film a été Goldfinger ! Je l’ai vu avec mes parents.

James Lipton : Vraiment ? Cela vous a plu ?

Pierce Brosnan : J’ai adoré ! J’ai adoré la femme nue sur le lit (rires du public !) Cela m’émoustillait ! Et j’adorais le type au chapeau : Oddjob ! Je ne m’identifiais pas vraiment à James Bond.

James Lipton : Vous vous seriez contenté d’Oddjob ?

Pierce Brosnan : Oui, je m’en serais contenté. Un rôle de composition !

(…)

James Lipton : Nous arrivons au point de départ d’un des voyages les plus sinueux et les plus intéressants qui soient. Où et quand avez-vous rencontré Cubby Broccoli, le producteur des films de James Bond ?

Pierce Brosnan : J’étais à Corfu. Ma femme, aujourd’hui décédée, travaillait sur Rien que pour vos yeux. A l’hôtel, sur la plage, il nous a pris sous son aile, pour ainsi dire… C’est ma première rencontre avec la famille Broccoli et l’univers de James Bond.

James Lipton : Roger Moore disait toujours que c’était son dernier James Bond et un nom ne cessait de revenir, le vôtre ! Envisageait-on de vous confier le rôle ou était-ce une rumeur ?

Pierce Brosnan : C’était une rumeur !

James Lipton : En 1985, Roger Moore tourne son dernier James Bond, Dangereusement Vôtre. Est-ce que la rumeur vous concernant est repartie ?

Pierce Brosnan : Oui, en effet !

James Lipton : Peu de temps après, au printemps 1986, la série Remington Steele est annulée. A ce moment était-il prévu que vous incarniez Bond ?

Pierce Brosnan : Le programme a été annulé. Cubby Broccoli m’a proposé le rôle. J’ai accepté. La clause de 60 jours stipulait qu’ils avaient donc 60 jours pour vendre la série à une autre chaîne : MTM. Le compteur tournait ! J’ai fait les essayages de costumes pour Bond. J’ai fait les photos avec Cubby, signé le contrat… Et le compteur tournait. Le scénario était près de mon lit. De temps en temps je le regardais : « Bond, James Bond ! » (le public rit) Patience, patience… On était au 58ème jour. Puis, au 59ème… Le 60ème jour était un jeudi. On avait loué une maison à Malibu. Il était 18h30, le téléphone a sonné. C’était mon agent Fred Spector. Il a dit : « Le contrat est annulé. » Cubby avait dit : « Prenez-le pour 6 épisodes, pas plus, ensuite il est à moi. » Ils ont dit : « Non, on veut en faire 22. » Cubby a refusé. Cela a chauffé ! C’est le moins que l’on puisse dire. (James Lipton rit, ndlr) J’ai fait 6 épisodes. On est parti pour l’Europe et ils ont annulé le programme.

James Lipton : Timothy Dalton est devenu le 4ème Bond. Comment est-ce enfin arrivé pour vous après ce « coït interrompu », ces 13 ans de « préliminaires » ? (Brosnan et le public rient)

Pierce Brosnan : Cela s’est passé en 1994, c’est ça ?

James Lipton : En 1994, Timothy Dalton annonce qu’il renonce au rôle de Bond.

Pierce Brosnan : L’occasion s’est représentée. J’ai décroché le rôle. Ils ont dit : « Parfait, c’est à toi ! »

James Lipton : Puisqu’on vous tient et que vous êtes James Bond – vous êtes détenteur du titre (le public rie) – ce serait un honneur de vous entendre dire la phrase culte !

Pierce Brosnan : « Mon nom est Bond… James Bond ! » (le public applaudit) Il faut marquer un temps d’arrêt entre « Mon nom est Bond » et « James Bond ». Il y a tellement de façons de le jouer.

James Lipton : Etiez-vous inquiet à l’idée d’endosser ce rôle ?

Pierce Brosnan : C’est comme si je me dédoublais ! Il y avait la lourde tache de suivre la trace d’autres hommes. Pour moi, il n’y en avait qu’un qui avait marqué le rôle : Sean Connery ! Comment faire ? Comment jouer ce rôle et se l’approprier ? Il y avait une certaine peur et lorsque l’on ressent cette peur, il faut trouver un moyen de s’en servir ! On arrive au point où l’on n’a plus rien à craindre. Il ne reste qu’à se montrer et à être le plus honnête possible. Jouer ce rôle est une affaire de confiance. On ne peut pas se cacher. On ne peut pas recourir à des manières, des tics, ou une voix bizarre. Il faut être soi-même dans le rôle.

James Lipton : Lorsque je regarde Demain ne meurt jamais, plusieurs choses me frappent : Il y a une scène au début où vous avez la chance de jouer une scène d’amour avec une très belle femme, une danoise largement dévêtue ! Vous vous en souvenez ?

Pierce Brosnan : Cecilia ?

James Lipton : Oui ! Cecilia Thomsen. Après avoir joué la scène d’amour avec vous, Cecilia Thomsen a fait une belle carrière chez nous pendant 3 ans et obtenu son diplôme. La voici, Cecilia ! (le public l’applaudit. Elle est dans la salle et est un peu gênée par les propos de Lipton, ndlr)

James Lipton : Il y a une dédicace à la fin de demain ne meurt jamais. A qui est dédié le film ?

Pierce Brosnan : A Cubby Broccoli !

James Lipton : Comment était-il ?

Pierce Brosnan : C’était un homme qui adorait ce qu’il faisait ! Il aimait les acteurs et toute l’équipe. Il était généreux. Il cuisinait des pâtes pour l’équipe. C’était comme une famille. Lorsque que l’on a tourné GoldenEye, on lui a dédié le film car il était très malade. Je voulais que le film soit réussi pour lui.

James Lipton : C’est le genre qui le veut chez James Bond mais la plupart des femmes qui rencontrent Bond – c’est-à-dire qui rencontrent Pierce – se retrouvent dans des situations érotiques avec lui. Le cinéma étant ce qu’il est depuis 40 ans. La question de la nudité revient souvent sur cette scène de notre école – avec les hommes comme avec les femmes – certains invités la traitent avec naturel, d’autre pas. Comment vous situez-vous puisque Bond et vous êtes experts en la matière !

Pierce Brosnan : J’adore ça ! (le public rit) J’adore ça ! ! (Brosnan se cache le visage de honte, ndrl.) Mais il y a un aspect qui est aussi très gênant car, en général, c’est très technique. Il faut s’approcher, toucher un sein ou couvrir un téton, ce genre de choses… Dans un James Bond, on ne peut pas montrer de téton ! Si votre partenaire est détendue et si elle a de l’humour, cela peut être formidable ! Comme avec cette fille superbe, Cecilia… C’était très sympa, on s’est éclatés ! (le public rit) On s’est éclatés car elle était à l’aise ! Elle a saisi l’humour de la situation. Lorsque c’est le cas, cela se passe avec grâce ! Mais si la personne est coincée, il y a une tension qui s’installe : « Comment va votre père ? » Là, la journée est interminable !

James Lipton : Tandis que nous vous recevons, nous attendons – ainsi que 200 à 300 millions d’autres personnes – la sortie d’un nouveau James Bond. Il s’appelle Meurs un autre jour et comme toujours il est enveloppé d’un mystère. Que pouvez-vous nous dévoiler sans vous faire « assassiner » ?

Pierce Brosnan : (Il sourit) Je crois qu’on verra un Bond que l’on n’a encore jamais vu. Une histoire jamais vue dans d’autres James Bond… On voit l’Aston Martin ; elle de retour ! Bond est en cavale. Il se trouve pour la première fois dans une situation qu’il ne contrôle pas. Il est piégé, emprisonné. Il est amené à frôler la mort ! Il se bat pour son identité. Il n’a plus son Double-zéro ! Son statut lui est enlevé ! Et puis il y a Halle Berry. Elle au sommet de son art ! C’est le moins que l’on puisse dire…


James Lipton passe au questionnaire de son « héros » : Bernard Pivot.

James Lipton : Quel est votre mot préféré ?
Pierce Brosnan : La vie.

James Lipton : Le mot que vous aimez le moins ?
Pierce Brosnan : La haine.

James Lipton : Ce qui vous stimule ?
Pierce Brosnan : J’ai le choix entre tellement de choses… Voyons un peu (il réfléchit) : L’océan !

James Lipton : Qu’est-ce qui vous rebute ?
Pierce Brosnan : Les gens qui parlent fort.

James Lipton : Quel bruit ou son adorez-vous ?
Pierce Brosnan : (Il réfléchit) La voix de mes enfants.

James Lipton : Le bruit ou son que vous détestez ?
Pierce Brosnan : Le chien des voisins.

James Lipton : Quel est votre juron préféré ?
Pierce Brosnan : (en anglais) Fuck !

James Lipton : Quelle autre profession aimeriez-vous exercer ?
Pierce Brosnan : Peintre.

James Lipton : Quelle profession refuseriez-vous absolument d’exercer ?
Pierce Brosnan : Pédicure. (il sourit). Non, je ne sais pas…

James Lipton : Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous qu’il vous dise en arrivant au Paradis ?
Pierce Brosnan : Bienvenue.


Ensuite viennent les questions du public. Un élève de l’Actors Studios demande si Pierce Brosnan va tourner un 5ème James Bond.

Pierce Brosnan : Je ferais bien un autre James Bond mais mon contrat est fini. Il portait sur 3 ou 4 films et ils sont faits. J’ai une nouvelle famille, une nouvelle maison, un joli petit refuge… J’espère que l’on me demandera de faire un 5ème film ! (rires du public) On en revient toujours aux crédits, aux frais de scolarité… Au delà du rêve et de l’imagination, c’est un boulot, une façon de gagner sa vie ! Bond, c’est merveilleux ! Je lui suis reconnaissant. Je dois dire que c’est un honneur d’être ici. Je suis touché par votre générosité d’esprit. Je vous remercie infiniment. Je voulais passionnément devenir acteur et j’ai découvert que je pouvais être bon à quelque chose. L’Actors studio représentait un véritable temple. C’est là qu’étaient les grands ! Je vous remercie.


Traduction/adaptation pour Paris Première : Odile MANFORTI
© Propos retranscrits par François JUSTAMAND




News publiée par Guillaume le 15 Apr 2007



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