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Casino Royale
[J-15] Casino Royale : Critique française No1
[J-15] Casino Royale : Critique française No1 Première critique de Casino Royale par Kevin Collette pour JamesBond-fr.com. Possibles spoilers.

CASINO ROYALE : It’s the Boldest, it’s the Best… It’s Bond…
And B-E-Y-O-N-D !!!

Mardi 007 novembre, 9h45 en face de l’UGC Normandie…
Le rituel immuable se perpétue d’année en année. Il y a quatre ans, le 20ième James Bond était officiellement présenté à la Presse et aux médias dans cette même salle…
Personne ne pouvait – n’osait tout simplement imaginer – que le film suivant aller quasiment réécrire d’un seul coup, d’un seul, plus de 40 années de l’histoire de l’agent secret le plus connu du Monde au Cinéma… Et pourtant…

CASINO ROYALE était un pari fou.
Plutôt que de s’enfermer dans le ronron habituel des derniers opus, alors que Pierce Brosnan était toujours censé incarner 007 dans le 21ième film, Michaël G.Wilson & Barbara Broccoli ont préféré…Tout remettre à plat.
Influence de BATMAN BEGINS peut-être ?
On ne le saura probablement jamais. Ce que l’on sait, par contre, c’est que le projet d’une « préquelle » avait été proposé à plusieurs reprises à Cubby Broccoli (à chaque fois qu’il y avait des doutes sur l’intronisation d’un nouvel acteur dans le rôle-titre, en fait !) . On se rappellera l’un des tout premiers script pour RIEN QUE POUR VOS YEUX de Richard Maibaum & Michaël G.Wilson qui se situait résolument dans les « années de formation » du futur Commander Bond...
A chaque fois, Cubby avait opposé son veto en stipulant que le public n’était pas prêt à voir « un James Bond en devenir » mais un 007 disposant de tous ses atouts (physiques, moraux et technologiques). Et donc le projet de préquelle retombait invariablement dans les cartons des "fausses bonnes idées", jusqu’à la sortie de DIE ANOTHER DAY… Là, le problème du film suivant se posa avec une acuité désespérée… Comment faire mieux dans le genre délire (satellite de la Mort et voiture invisible…) ?

Le duo Purvis et Wade décida donc de s’atteler à une "origin story" le tout premier roman, CASINO ROYALE.
Gros problème là encore : une "origin story" avec Pierce Brosnan en 007 ?
Qui pourrait croire ça (même avec le sacro saint "supension of belief" cher aux films de Bond) ?
Ne restait donc plus qu’une solution aux producteurs : se séparer de Pierce. On sait comment l’affaire tourna...

Une fois l’acteur gentiment remercié, le duo infernal se remit à l’écriture d’arrache-pied… Là-dessus sortit l’innovant BATMAN BEGINS, qui, contrairement à ce que prédisaient ses détracteurs, remporta au final un joli paquet de dollars. C’est clair la "ré-écriture" des Héros pouvait donc fonctionner auprès du grand public…

Restait à trouver un nouvel interprète. Là encore, saluons la pugnacité de "Cubbinette" (alias Barbara Broccoli) qui soutint mordicus le choix de Daniel Craig (Michael G Wilson se montrant lui nettement plus réservé…), alors complètement inconnu du grand public (voir la réaction plutôt méchante de l’ensemble de la Presse Internationale lors de son intronisation sur les bords de la Tamise en début d’année...).

Bref quid du film au final ?
Un James Bond…différent.
C’est le premier adjectif qui vient à l’esprit.
Autant le « GoldenEye » de Martin Campbell s’inscrivait dans la continuité des Guy Hamilton et autre John Glen, autant CASINO ROYALE innove visuellement sur tous les plans : séquence pré-générique en noir et blanc (et SANS gunbarrel au début !), superbissime générique animé de Daniel Kleinman – hommage débridé à la version loufdingue du Casino de 1967 (où d’ailleurs me fit justement remarquer un collègue et ami n’apparaissent cette fois aucune silhouettes dénudées de jeunes femmes aux appâts proéminents. Zut alors...), montage sec et nerveux (les scènes de baston entre Craig et les Méchants valent leur pesant de cacahouètes. On se croirait revenu au bon temps de AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE lorsque George Lazenby cassait véritablement le nez de Youri Borienko dans un excès d’enthousiasme… Grâce aux bons offices de l’excellent montage de Peter Hunt...

Puisqu’on parle interprétation d’ailleurs, rien à redire sur le casting (bon, le Félix Leiter black n’a pas grand-chose à faire et restera aussi peu intéressant que son alter ego de JAMAIS PLUS JAMAIS…), chapeau bas à la performance de Dame Judi Dench – avec néanmoins un bémol de taille : pour une "origin story" encore une fois n’aurait-il pas bien mieux fallu "re caster" TOUS les personnages-clefs de la saga 007 ? Dench renvoie immédiatement  l’époque Pierce Brosnan, qui n’a donc rien à voir avec ce film-ci…Nonobstant, sa performance est impeccable (notamment dans la séquence où elle découvre que Bond s’est introduit subrepticement dans son propre appartement...).

Et la Bond Girl dans tout ça ?
Passons sur l’intermède Solange aux Bahamas (tout l’épisode n’apportant d’ailleurs pas grand-chose au film, hormis le fait de montrer Bond au volant d’une DB 5 gagnée au jeu… Quid de celle du major Boothroyd dans Goldfinger, alors ?), reste donc l’agent du Trésor Vesper Lynd, incarnée par la très "sultry" Eva Green (à tomber raide en robe de soirée ultra décolletée. Enfin c’est un avis perso de male chauviniste et méditerranéen...).

Là encore l’alchimie entre elle et Craig est parfaite. L’attirance latente qu’ils ont l’un pour l’autre est montrée de façon subtile (la fameuse réplique «  Keeping an eye on your tight little arse... – Oh , you noticed ? »), encore une fois on songe irrémédiablement à Tracy et à James et la trahison finale de Vesper laisse un Bond blindé contre les femmes (ça m’évoque perso quelques souvenirs...).

Mentionnons enfin l’affreux pas beau Le Chiffre et son inhalateur (un détail tiré directement du roman originel).
La mémorable scène de torture de Bond à coup de corde à nœuds dans les roustons fera frémir le public masculin…plus encore que le laser castrateur de Goldfinger

Au final donc une réussite totale que cette ré-invention d’un personnage élevé au rang de mythe vivant dès les années soixante.
Et avec l’ultime scène du film ouvrant la porte à une suite espérée et d’ores et déjà attendue, gageons que l’agent 007 sera encore parmi nous pour longtemps.

Kevin Collette © 2006-11-07
Remerciement : Nicolas Weiss – Anne Lara – Sony Pictures France




News publiée par Guillaume le Tuesday 7 November 2006 à 19:04



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